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7/19/2011

PRÉCAUTIONS À PRENDRE EN PRATIQUE QUOTIDIENNE

• Chez le patient diagnostiqué, cette évaluation est destinée à
préciser la sévérité et les éventuelles complications associées, ainsi
qu'à connaître la nature du traitement et son efficacité (la nature des
médications témoigne de la sévérité de l'hypertension) . Cette évaluation
permet un éventuel dépistage chez le patient non diagnostiqué .
HYPERTENSION ARTÉRIELLE 1 5
• Bien que le diagnostic d'hypertension et les modalités thérapeutiques
soient des décisions qui appartiennent au médecin traitant, le
chirurgien-dentiste a un rôle significatif dans le dépistage des patients
hypertendus et dans le contrôle de l'efficacité thérapeutique . En effet .
un patient peut tout à fait ignorer qu'il est hypertendu et le praticien
peut être le premier à détecter une tension artérielle élevée et/ou des
symptômes d'hypertension . Dans un tel cas . le patient sera adressé
pour évaluation médicale et traitement. Par ailleurs, un patient suivi
peut avoir une tension mal contrôlée en raison d'uu traitement inapproprié
ou d'une mauvaise observance .
• En raison essentiellement du stress, de l'anxiété et de l'usage des
vasoconstricteurs associés aux soins buccodentaires (chirurgicaux et
non chirurgicaux) et donc du risque d'exacerbation d'une tension
élevée préexistante et des possibilités d'accidents cérébrovasculaires
ou d'infarctus du m yocarde. i l est indispensable d'identifier les
patients hypertendus (non contrôlés ou non diagnostiqués) avant
d'entreprendre des soins . De plus, en raison des effets secondaires
associés à certaines médications antihypertensives ou destinées à
traiter les complications de l'hypertension et des possibles interactions
avec les médications utilisées par le praticien, il est indispensable
de connaître la nature (les traitements suivis par les patients .
Dans tous les cas, l'enquête médicale est déterminante aussi bien en
ce qui concerne les signes et syrnptiomes mais aussi en ce qui
concerne les médicaments pris par le patient .
• La prisa de la tension artérielle doit constituer une des étapes de
l'enquête médicale . Pour tout nouveau patient. deux enregistrements
de la tension artérielle doivent être réalisés au repos à quelques
minutes d'intervalle et les résultats doivent être moyennés . La valeur
obtenue servira de référence (le base .
• Lorsqu'un patient est adressé pour évaluation . diagnostic et traitement.
le praticien doit informer le médecin généraliste ou spécialiste
du plan de traitement envisagé (soins chirurgicaux ou non chirurgicaux).
Puis il s'informera de la nature précise du problème (lu patient
et du traitement mis en place .
• Selon la classification élaborée par la Société Ain ricaine (les Anesthésistes
(ASA), les patients hypertendus appartiennent à la classe II
s'il n'y a pas de complication associée . ils appartiennent à la classe III
lorsque l'hypertension est compliquée par une autre pathologie .
Rappelons que les patients appartenant à ta classe Il présentent une
affection systémique légère à modérée avec des facteurs de risque
significatifs . qui sont médicalement stables et qui nécessitent la prise
de précautions lors des soins ainsi qu'une exposition minimale au
stress. Les patients appartenant à la classe III sont considérés comme
ayant une affection systémique sévère nécessitant . d'une part. les
mêmes précautions que dans la classe Il (mais elles sont plus conséquentes)
et . d'autre part . une consultation médicale .
16
CHIRURGIE DENTAIRE ET PATIENTS A RISQUE
Cette évaluation tenant compte de la classification ASA et de
l'interrogatoire permet de définir quatre catégories de patients
pouvant être rencontrés en pratique quotidienne
- patients présentant une hypertension contrôlée ou légère :
- patients présentant une hypertension modérée:
- patients présentant une hypertension sévère :
- patients présentant une hypertension maligne .
PRÉCAUTIONS À PRENDRE
EN PRATIQUE QUOTIDIENNE
Précautions générales
Consultation et informations médicales

Une consultation sera demandée
- en présence de signes ou de symptômes suggérant que le patient est
hypertendu ;
- lorsque même sous traitement le patient est symptomatique :
- lorsque le patient, hypertendu, n'a pas consulté dans l'année qui
précède.

Le médecin traitant sera consulté
- pour connaître précisément l'état de santé du patient, la nature du
traitement (prescriptions et posologies en cas de traitement médical)
suivi par celui-ci :
- pour définir, selon les soins envisagés . les éventuelles modifications
concernant le traitement ;
- lorsque d'autres pathologies sont présentes et/ou lorsque le patient
est polymédiqué.
Précautions à l'égard du stress
• Le contrôle de l'anxiété et la réduction du stress doivent constituer
les préoccupations prioritaires du praticien . Ceux-ci nécessitent une
excellente mise en confiance du patient non seulement à l'égard du
praticien mais aussi du personnel . Le patient sera encouragé à s'exprimer
et le praticien devra être à l'écoute des questions du patient .
Chez un grand nombre de patient . l'anxiété peut être réduite par
une prémédication sédative . Les benzodiazépines . qui ont des effets
dépresseurs limités sur le système cardiovasculaire, constituent le
meilleur choix dans le cadre d'une sédation pharmacologique par voie
orale . Cependant, la sédation par inhalation de protoxyde d'azote
reste le meilleur moyen d'anxiolyse peropératoire chez les patients
hypertendus car le protoxyde d'azote dans le cadre de la sédation
consciente n'a aucune incidence cardiovasculaire . La sédation par
HYPERTENSION ARTERIEtI.E
1 7
voie intraveineuse qui n'est pas contre-indiquée sera réalisée en
milieu hospitalier tout particulièrement dans les formes sévères .

Les soins, si possible de courte durée . seront de préférence réalisés
le matin .

Le patient sera revu ultérieurement si toute manifestation d'appréhension
ou d'anxiété apparaît pendant le rendez-vous .
Précautions à prendre dans le cadre de l'anesthésie
• En raison des effets cardiostimulants (donc hypertenseurs) des
catécholamines, les anesthésies locales avec vasoconstricteurs
doivent être envisagées avec certaines précautions chez le patient
hypertendu . En fait ces précautions intéressent les modalités d'administration
et les posologies, car l'usage des vasoconstricteurs dans le
cadre de l'hypertension est aujourd'hui admis par la communauté
scientifique et médicale .
L'utilisation d'adrénaline ou d'autres vasoconstricteurs est d'usage
courant dans la pratique de l'anesthésie locale . En effet. l'adjonction
d'un vasoconstricteur permet non seulement de retarder l'absorption
systémique de la solution anesthésique et accroître ainsi l'intensité et
la durée de l'anesthésie tout en diminuant les risques de toxicité systémique,
niais elle permet aussi une hémostase locale .

un patient hypertendu est de provoquer une poussée hypertensive
suite à une injection rapide importante et, ou à une injection intravasculaire
.
11 faut rappeler qu'un individu normal adulte produit au repos
0,014 nmg d'adrénaline par minute . ce qui correspond à la quantité
présente dans une carpule à 1 :1(X1 000 . Lorsqu'un individu est stressé
(par la douleur ou l'anxiété), la production endogène d'adrénaline
s'accroît de manière importante et dans des proportions bien supérieures
aux quantités habituellement administrées lors d'une anesthésie
locale, Il est donc clair que s'abstenir d'administrer de l'adrénaline
chez un patient hypertendu n'est pas justifié si le temps
d'administration et les dosages sont respectés .
En ce qui concerne le dosage, il est recommandé de ne pas
dépasser 0.04 ing d'adrénaline, ce qui équivaut à 2 carpules à 1 :1(X) 000
ou 4 carpules à 1 :200 (XX) .
En ce qui concerne les modalités d'administration, une aspiration
avant l'injection doit être réalisée pour s'assurer que cette dernière
n'est pas intravasculaire, cette injection se fera lentement .
• Le potentiel d'interaction entre certains agents hypotenseurs et les
vasoconstricteurs constitue un autre sujet de discussion . Pour les G3-
bloquants, le problème est lié à l'inhibition de la vasodilatation
vasculaire compensatrice et donc à une élévation de la tension artérielle
lorsqu'une injection d'adrénaline est associée aux 5-bloquants .
1 8
CHIRURGIE DENTAIRE ET PATIENTS À RISQUE
Cependant, un seul cas a été rapporté dans la littérature, mais il faut
souligner que l'adrénaline avait été utilisée à des doses très largement
supérieures à celles utilisées normalement .
• L'association aux antagonistes adrénergiques périphériques suscite
aussi certaines interrogations . Cependant, là encore bien qu'il existe
un potentiel d'interaction, l'expérience clinique montre qu'un usage
approprié des vasoconstricteurs dans le cadre des anesthésies locales
peut être recommandé en toute sécurité .
• Enfin, Il faut souligner que les médications antihypertensives sont
potentialisées par les anesthésiques généraux et peuvent être à l'origine
d'hypotension sévère . Ainsi, d'une façon générale, il est préférable
de traiter les patients hypertendus sous anesthésie locale ou
locorégionale . Si une anesthésie générale est indispensable, elle sera
réalisée par un anesthésiste qualifié en raison des risques sévères
d'hypotension .
Précautions à l'égard du traitement
suivi par le patient
• En général, il n'y a pas de modification particulière à apporter au
traitement suivi par le patient à l'exception des patients qui sont sous
corticoïdes ou qui ont été sous corticoïdes dans l'année qui précède .
En effet, ils sont sujets à une insuffisance surrénale et sont très
exposés aux complications induites par le stress . Ainsi, ces patients
nécessitent le plus souvent une prescription complémentaire de corticoïdes
dans le cadre des soins (voir chapitre 16) . Celle-ci sera déterminée,
quant à sa nature et son dosage, avec le médecin traitant du
patient . Si des modifications doivent être envisagées, elles le seront en
accord avec le médecin traitant .
Par ailleurs, le praticien doit avoir à l'esprit que les hypotenseurs
peuvent être à l'origine d'effets secondaires ou d'interactions médicamenteuses
. Par exemple
- les bloquants adrénergiques peuvent causer : bradycardie, insomnie
et masquer une hypoglycémie;
- les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être à l'origine
de rash, de céphalées et de troubles du goût ;
- les inhibiteurs adrénergiques peuvent induire fatigue et xérostomie :
- les j -bloquants utilisés en association avec l'adrénaline peuvent
être à l'origine d'hypertension sévère .
Précautions a I egard du risque infectieux
• Les mesures universelles d'hygiène et d'asepsie doivent être
respectées pour réduire au minimum le risque de transmission
croisée de pathologies infectieuses bactériennes et/ou virales .
HYPERTENSION ARTERIEUE
19
Précautions à prendre dans le cadre
de la prescription
• Les précautions à prendre dans le cadre de la prescription
concernent l'usage (les vasoconstricteurs . Ceci, d'une façon générale
chez le sujet hypertendu et dans le cas particulier d'un traitement
antihypertenseur à base de l.3-bloquants Ces deux cas de figures sont
discutés ci-dessus dans le cadre des précautions à prendre face à
l'anesthésie .
• En raison (les épisodes d'hypotension pouvant être induits par l'association
antihypertenseur; sédatif . l'utilisation de ces derniers devra
se faire avec la plus grande prudence . Les effets possibles sur la
tension artérielle . résultant d'interactions médicamenteuses impliquant
des prescriptions faites quotidiennement, sont présentés dans le
tableau 2-IV,
Tableau 2-IV Effets possibles sur la tension artérielle résultant d'interactions
médicamenteuses impliquant des prescriptions pouvant être faites
par le praticien.

CHIRURGIE DENTAIRE ET PATIENTS À RISQUE
Précautions à l'égard de pathologies concomitantes
et/ou de complications associées
• La présence de pathologies et/ou de complications associées ( insuffisance
rénale, diabète, etc .) nécessite de prendre en plus les précautions
qui sont spécifiques à ces pathologies et/ou à ces complications
ainsi que vis-à-vis des prescriptions qui s'inscrivent dans leurs traitements.
Précautions à prendre dans le cadre de soins urgents
• Si le patient présente une tension diastolique comprise entre 90 et
99 mmHg et qu'il est sous contrôle médical, tous types de soins y
compris les soins urgents peuvent être envisagés dans la mesure où
sont prises en compte les précautions exposées précédemment, tout
particulièrement en ce (lui concerne l'anxiété et le dosage de l'adrénaline
.
• Si le patient présente une tension diastolique comprise entre 100 et
109 . le patient doit consulter pour un meilleur contrôle . Si le praticien
traitant considère qu'il a atteint le meilleur niveau de contrôle, les
soins urgents peuvent être réalisés avec les précautions qui s'imposent
. S'il s'agit de soins importants, ils seront réalisés sous sédation en
milieu hospitalier .
• Si la tension diastolique est supérieure à 110 mmHg . aucun soin ne
sera envisagé avant consultation et mise en place d'un traitement ou
réévaluation du traitement en cours .

Si le patient présente une symptomatologie, les soins urgents seront
réalisés en milieu hospitalier sous surveillance médicale .
Autre(s) précautions)
• En raison des effets secondaires liés à certains antihypertenseurs,
en particulier leur capacité à induire des épisodes d'hypotension
posturale, les changements brusques de position seront à éviter .
Précautions spécifiques
Patient présentant une hypertension contrôlée ou légère
(tension diastolique comprise entre 90 et 99 mmHg)
• Le patient présentant une hypertension contrôlée ou légère est apte
à tolérer, toutes les procédures non chirurgicales ainsi que les procédures
chirurgicales simples (avulsions simples, curetage, plastie gingivale,
etc.) dans la mesure où sont prises en compte les précautions
exposées précédemment tout particulièrement en ce qui concerne
l'anxiété et le dosage de l'adrénaline .
HYPERTENSION ARTÉRIELLE
21
• Les avulsions multiples. l a chirurgie parodontale . l a chirurgie périapicale,
l'avulsion de dents de sagesse incluses. nécessitent une sédation
efficace . Là encore la sédation au protoxyde d'azote constitue une
excellente approche peropératoire .
Patient présentant une hypertension modérée
(tension diastolique comprise entre 100 et 109 mmHg)

S'il s'agit d'un patient qui vient d'être diagnostiqué comme étant
modérément hypertendu . i l sera adressé pour évaluation et traitement .
• Si le patient a déjà été diagnostiqué et qu'il est traité mais présente
toutefois une hypertension modérée persistante, il sera réadressé au
praticien qui le suit pour une réévaluation (lu traitement et l'éventuelle
mise en place d'une thérapeutique plus agressive .
• En règle générale, chez le patient présentant une hypertension
modérée, toutes les procédures non chirurgicales peuvent être réalisées
dans les conditions habituelles . La réalisation de traitements
chinirgicaux simples y compris l'endodontie nécessite l'adjonction de
techniques de sédation .
• Les procédures chirurgicales dites intermédiaires (avulsions
multiples, chirurgie nécessitant de récliner un lambeau et les procédures
dites avancées (avulsions multiples de dents incluses, avulsions totales,
chirurgie implantaire) ne doivent pas être réalisées en cabinet . Associés
à une sédation efficace, ces actes doivent en effet être envisagés en
milieu hospitalier où un environnement médical est présent aussi bien
en cas de poussée hypertensive que d'hémorragie importante .
Patient présentant une hypertension sévère
(tension diastolique comprise entre 110 et 119 mmHg)
ou très sévère (tension diastolique supérieure à 120 mmHg)
• Chez ce type de patient, seules les procédures non chirurgicales
limitées à l'examen clinique endobucca, aux instructions d'hygiène, à
la prise de radiographies et à la prise d'empreintes pourront être réalisées.
Ce type de patient doit être adressé pour une évaluation ou une
réévaluation médicale plus complète avant d'envisager d'autres types
de soins .
Patient présentant une hypertension maligne

Il s'agit d'une urgence médicale ; le patient doit être immédiatement
évacué et pris en charge sur le plan médical .
POUR EN SAVOIR PLUS
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22 CHIRURGIE DENTAIRE ET PATIENTS À RISQUE
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ÉVALUATION EN PRATIQUE QUOTIDIENNE

• Chez le patient diagnostiqué, cette évaluation est destinée à
préciser la sévérité et les éventuelles complications associées, ainsi
qu'à connaître la nature du traitement et son efficacité (la nature des
médications témoigne de la sévérité de l'hypertension) . Cette évaluation
permet un éventuel dépistage chez le patient non diagnostiqué .
HYPERTENSION ARTÉRIELLE 1 5
• Bien que le diagnostic d'hypertension et les modalités thérapeutiques
soient des décisions qui appartiennent au médecin traitant, le
chirurgien-dentiste a un rôle significatif dans le dépistage des patients
hypertendus et dans le contrôle de l'efficacité thérapeutique . En effet .
un patient peut tout à fait ignorer qu'il est hypertendu et le praticien
peut être le premier à détecter une tension artérielle élevée et/ou des
symptômes d'hypertension . Dans un tel cas . le patient sera adressé
pour évaluation médicale et traitement. Par ailleurs, un patient suivi
peut avoir une tension mal contrôlée en raison d'uu traitement inapproprié
ou d'une mauvaise observance .
• En raison essentiellement du stress, de l'anxiété et de l'usage des
vasoconstricteurs associés aux soins buccodentaires (chirurgicaux et
non chirurgicaux) et donc du risque d'exacerbation d'une tension
élevée préexistante et des possibilités d'accidents cérébrovasculaires
ou d'infarctus du m yocarde. i l est indispensable d'identifier les
patients hypertendus (non contrôlés ou non diagnostiqués) avant
d'entreprendre des soins . De plus, en raison des effets secondaires
associés à certaines médications antihypertensives ou destinées à
traiter les complications de l'hypertension et des possibles interactions
avec les médications utilisées par le praticien, il est indispensable
de connaître la nature (les traitements suivis par les patients .
Dans tous les cas, l'enquête médicale est déterminante aussi bien en
ce qui concerne les signes et syrnptiomes mais aussi en ce qui
concerne les médicaments pris par le patient .
• La prisa de la tension artérielle doit constituer une des étapes de
l'enquête médicale . Pour tout nouveau patient. deux enregistrements
de la tension artérielle doivent être réalisés au repos à quelques
minutes d'intervalle et les résultats doivent être moyennés . La valeur
obtenue servira de référence (le base .
• Lorsqu'un patient est adressé pour évaluation . diagnostic et traitement.
le praticien doit informer le médecin généraliste ou spécialiste
du plan de traitement envisagé (soins chirurgicaux ou non chirurgicaux).
Puis il s'informera de la nature précise du problème (lu patient
et du traitement mis en place .
• Selon la classification élaborée par la Société Ain ricaine (les Anesthésistes
(ASA), les patients hypertendus appartiennent à la classe II
s'il n'y a pas de complication associée . ils appartiennent à la classe III
lorsque l'hypertension est compliquée par une autre pathologie .
Rappelons que les patients appartenant à ta classe Il présentent une
affection systémique légère à modérée avec des facteurs de risque
significatifs . qui sont médicalement stables et qui nécessitent la prise
de précautions lors des soins ainsi qu'une exposition minimale au
stress. Les patients appartenant à la classe III sont considérés comme
ayant une affection systémique sévère nécessitant . d'une part. les
mêmes précautions que dans la classe Il (mais elles sont plus conséquentes)
et . d'autre part . une consultation médicale .
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CHIRURGIE DENTAIRE ET PATIENTS A RISQUE
Cette évaluation tenant compte de la classification ASA et de
l'interrogatoire permet de définir quatre catégories de patients
pouvant être rencontrés en pratique quotidienne
- patients présentant une hypertension contrôlée ou légère :
- patients présentant une hypertension modérée:
- patients présentant une hypertension sévère :
- patients présentant une hypertension maligne .

7/18/2011

RAPPELS - GÉNÉRALITÉS

Anatomopathologie
• Les lésions initiales sont représentées par des stries lipidiques qui
se présentent sous forme d'élevures à peine saillante . de couleur
jaune beurre . à contours flous . mesurant de quelques millimètres à
2 cin et allongées dans l'axe du vaisseau . Elles sont liées à l'accumulation
focale sous-endothéliale de cellules musculaires lisses (CMI .) et
Ce chapitre a été relu par le Pr G S.:TE
4 CHIRURGIE DENTAIRE ET PATIENTS À RISQUE
de macrophages remplis de lipides . Ces stries n'entraînent ni obstruction
vasculaire, ni symptômes . Elles peuvent apparaître très précocement
et disparaître secondairement . Les liens entre ces lésions
initiales et les plaques d'athérome constituées sont hypothétiques . Les
plaques avancées se développent en 10 à 15 ans.
• Les plaques constituées apparaissent initialement dans l'aorte abdominale,
les coronaires et les carotides et augmentent avec l'âge . Elles
constituent des lésions surélevées, en dôme, faisant saillie dans la
lumière . Elles consistent en un centre nécrotique de lipides extracellulaires
recouvert d'une couche fibromusculaire . Ces plaques sont richement
irriguées par des néovaisseaux qui peuvent aisément se rompre .
La croissance des plaques se fait de l'intima vers la lumière mais également
vers l'extérieur en direction de la média . Lorsque les plaques sont
volumineuses, elles rétrécissent le calibre de la lumière artérielle et
peuvent compromettre le débit sanguin et provoquer des symptômes .
Dans le cas des artères coronaires, c'est ce rétrécissement qui est
responsable de l'apparition d'une angine de poitrine d'abord à l'effort,
puis au repos lorsque le débit sanguin coronaire est très réduit.
•Les plaques compliquées sont à l'origine de signes cliniques par
quatre mécanismes
- athérogenèse : augmentation de volume des plaques ;
- thrombus sur rupture de la couverture fibreuse ;
- anomalie du tonus vasculaire :
- destruction de la média : anévrismes .
•Le mécanisme conduisant à l'occlusion complète et brutale des
artères, source d'infarctus associe
- ulcération par fracture de la plaque responsable de thrombose
aiguë . Il se forme rapidement un agrégat plaquettaire puis un caillot ;
- thrombose, essentiellement observée en cas d'ulcération de la
plaque. Elle peut évoluer vers la thrombose complète du vaisseau
(c'est alors l'infarctus) ;
- hémorragie intraplaque liée à des ruptures des néo-vasa vasorum
irriguant la plaque.
Manifestations cliniques

• Après une période asymptomatique d'une durée variable, différentes
manifestations cliniques peuvent apparaître . Parmi celles-ci, il
faut mentionner : l'angine de poitrine résultant d'une ischémie du
myocarde ; l'infarctus du myocarde et les affections thromboemboliques
• [.'ischémie du myocarde peut aussi affecter la conduction et se
traduire par des troubles du rythme (voir chapitres 6 et 7) pouvant
progresser vers l'arrét cardiaque . Enfin une insuffisance cardiaque
(voir chapitre 5) ayant pour origine une fonction inadéquate du
myocarde constitue une autre des manifestations cliniques associées à
l'athérosclérose des artères coronaires .  
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l'observation de l'électrocardiogramme,
tout particulièrement le segment ST durant la réalisation d'un test d'effort
. Une dépression du segment SI' d'au moins 1 mm à l'effort est un
signe classique d'ischémie myocardique .
Traitement
Il repose sur des mesures préventives
- diminution de la consommation du tabac et encouragement à l'activité
physique ;
- régime pour réduire le poids du patient et diminuer le taux de
cholestérol plasmatique .
En cas d'hyperlipidémie persistante . un traitement hypolipidémiant
doit être envisagé .
Manifestations buccales
Elles sont présentes dans les formes sévères d'ischémie qui sont
symptomatiques : angine de poitrine et infarctus du myocarde . Ces
manifestations sont présentées dans les chapitres 3 et 1 .

Athérosclérose


L'athérosclérose est une affection dont la pathogénie est encore mal
connue. Responsable de la majorité des décès dans les pays industrialisés,
l'athérosclérose, qui touche les artères (le gros et moyen
calibre, est la cause prédominante de maladie coronaire, d'anévrisme
aortique . d'artérite oblitérante des membres inférieurs et d'accidents
cérébrovasculaires. La définition de l'OMS concernant l'athérosclérose
est : association variable de remaniements de l'intima des grosses et
moyennes artères, consistant en une accumulation focale de lipides,
de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de tissu
fibreux et de dépôts calcaires, le tout accompagné de modifications de
la média Le flou de cette définition illustre bien l'hétérogénéité de
l'athérosclérose . En fait la fréquence des affections athérosclérotiques
des artères coronaires est fonction de deux types de facteurs de
risques : les uns contrôlables, les autres non contrôlables . Les facteurs
de risques contrôlables peuvent être majeurs : élévation du cholestérol
plasmatique, usage du tabac et hypertension, ou mineurs
obésité, diabète . stress, sédentarité . Les facteurs de risques incontrôlables
sont représentés par le sexe . les antécédents familiaux et l'âge .

1/07/2011

La chirurgie pré prothétique

la chirurgie pré prothétique
Certains cas d’édentement sont un obstacle à une restauration prothétique satisfaisante, ils relèvent de ce fait de la chirurgie pré prothétique dont le but est de modifier les conditions locales pour améliorer la stabilité prothétique.
La chirurgie pré prothétique :
1- Règles générales de la chirurgie :
- Loi 1 : l’intervention chirurgicale doit être justifiée et économe.
- Loi 2 : un examen général correctement conduit doit nous permettre de connaître tous les processus pathologiques risquant de compromettre le résultat escompté (diabète, affection cardio-vasculaire, modification du TS, et du TC, un rhumatisme articulé aigue, une affection rénale, une allergie….).
- Loi 3 : un traitement général sera toujours instauré avant toute intervention.
- Loi 4 : une prémédication anesthésique sera prescrite.
- Loi 5 : toutes les irrégularités non douloureuses seront conservées jalousement, elles constituent un moyen supplémentaire pour améliorer la stabilisation des prothèses complètes surtout en bas.
- Loi 6 : elle doit toujours être complétée par une mise en condition tissulaire.
- Loi 7 : les points de suture ne devront jamais créer un état de tension entre les deux lambeaux muqueux.
2- Les types d’intervention :
De façon générale, il s’agit soit de plastille par soustraction soit de plastille par addition (greffe) de tissus ou éventuellement de matières biologiquement inertes.
* Dans le 1er cas, il s’agit de :
- la suppression de tissus et brides muqueux.
- la désinsertion d’attaches musculaires.
- la résection de masse fibromuqueuse en excès.
- la résection des crêtes alvéolaires constituants des reliefs défavorables.
- la régulation ou l’élimination d’hyperplasie alvéolaire et d’exostoses.
* Dans le second cas, il faut accentuer certains reliefs insuffisants soit par :
- une greffe osseuse ou cartilagineuse.
- un approfondissement des vestibules ou du plancher buccal.
La description des différentes techniques :
1- La résection des freins et suppression des brides :
Lorsqu’un frein ou une bride interfère sur la zone de réflexion muqueuse, elle constitue un élément négatif à la rétention de la prothèse, il faut donc le réséquer.
Le frein de la langue sera réséqué lorsqu’il interdira la création d’un joint sublingual antérieur suffisant, deux techniques sont utilisées :
- la résection transversale du frein médian de la lèvre.
- la freinectomie par plastille en Z, cette technique permet d’établir non seulement une suppression des freins mais encore un approfondissement du cul de sac vestibulaire.
2- La résection des crêtes flottantes ou d’hyperplasie :
Elle s’effectue avec beaucoup de prudence en évitant de trop supprimer de tissu fibro-muqueux ou muqueuse, et aucune tension interne ne doit être créé au stade de la suture.
3- La régulation des crêtes alvéolaires :
La régulation des crêtes devra se faire avec beaucoup d’économie.
4- L’exérèse d’un tissu :
Après incision, l’exérèse se fait soit à la gouge ou au maillé, on peut également le faire à la fraise ou avec une râpe à os.
5- La réduction en volume des papilles rétro molaires flottantes :
Elle se fera avec beaucoup d’économie et de prudence, son indication est cependant rare.
6- Le modelage d’une tubérosité :
Les indications sont limités, elles seront réduites au seul cas ou l’exubérance d’une d’ente elles sera telle qu’elle risquerait d’interdire un montage correct des dents selon le plan d’occlusion prothétique, de plus lorsqu’elles sont de contre dépouille.
Contre indications :
- état général du patient avec l’avis du médecin.
- un patient ayant subi une radiothérapie, risque d’ostéoradionécrose.
Conclusion :
Depuis l’apparition des résines acryliques plastiques à prise retardée, le traitement chirurgical pré prothétique a vu le nombre de ses indications se limiter de façon très importante.
De plus toutes les interventions sont suivies d’une mise en condition.

Principes généraux de la chirurgie parodontale


imageLa chirurgie parodontale n’est qu’une partie de la thérapeutique parodontale, si la chirurgie est absolument nécessaire, elle est habituellement différée à un deuxième temps après traitement de la base et après certitude de l’engagement positif du malade (coopération).
Faute de traitement de et de soins régulier toute chirurgie parodontale est vouée à l’échec

1-Historique :
La chirurgie parodontale a évolué depuis la gingivectomie (l’acte le plus ancien) jusqu’à la chirurgie plastique (concept actuel de la chirurgie parodontale plus esthétique) en passant par les chirurgies des poches (lambeaux), des freins et du vestibule, chirurgie osseuse et chirurgie interceptrice(GA).
Plusieurs auteurs se sont investi dans ce domaine depuis Robieseek (1884 : gingivectomie) jusqu’à Miller (1896 par la chirurgie plastique) parmi lesquels on cite : Grupe et Waren, Bjorn, Goldman, Widman, Kirkland, Robinson…etc.

2-Définition :
Le terme chirurgie parodontale désigne l’acte et l’art de traiter les lésions et les maladies par opération manuelle.
Elle comporte deux catégories : Chirurgie des poches et la chirurgie MG.
3-Objectif :
créer une voie d’accès pour réaliser un détartrage – surfaçage.
facilité l’élimination de plaque bactérienne par le patient.
facilité la régénération des tissus parodontaux : intervention à but de créer une « nouvelle attache » ou une « réattache ».
supprimer l’inflammation et l’activité de la poche.

4-Principes généraux :
examen clinique minutieux.
traitement des épisodes aigues.
traitement de base.
réévaluation.
phase thérapeutique définitive : chirurgie.
maintenance.

5-Les avantages :
diminution de l’inflammation.
raffermissement des tissus.
diminution du saignement.
créer une meilleure base de données pour le pronostic.

6-Indications :
accès difficile pour réaliser un détartrage – surfaçage.
voie d’accès différente à l’hygiène bucco – dentaire.
préparation avant restauration dentaire ou prothétique.
problème muco –gingival.
avant traitement O D F chez l’enfant.
corriger certains problèmes cariogènes.

7-Indications des techniques chirurgicales :
7-1.Gingivectomie – gingivoplastie :
élimination des poches supra – osseuses.
remodelage de l’architecture gingivale.
7-2.Curtage :
poche parodontale molle en éliminant la paroi interne de la poche (inférieure à 5 mm).
7-3.Lambeaux :
poche parodontale supérieure à 5 mm.
défauts muco – gingivaux.
7-4.Chirurgie muco – gingivale :
gencive attachée insuffisante.
récession gingivale.
frein de mauvaise insertion et vestibule étroit.
7-5.Chirurgie osseuse :
poche infra – osseuse et zone d’accès difficile.
défauts osseux.
8-Contre – indications :
8-1.Contre – indications absolues :
8-1.1.coopération du malade :
malade non coopérant ou malade non motivé.
8-1.2.cardiopathie à risque vital :
valvulopathie.
patient porteur de pace – maker.
endocardite ou cardiopathie congénitale.
8-1.3.troubles hématologiques :
leucémie aigue.
agranulocytose.
lymphogranulocytose.
hémophilie.
purpura thrombocytaire.
8-1.4.troubles neurologiques :
sclérose en plaque.
maladie de Parkinson.
8-1.5.radiothérapie :
patient irradié dans la sphère cervico – faciale.
8-1.6.déficit immunitaire :
sida et neutropénie cyclique.
8-2.Contre – indications relatives :
troubles hormonaux : diabète.
handicapés mentaux et physiques.
maladies psychiatriques et forte angoisse.
grossesse : première et troisième période d’aménorrhée.
pathologie cardiovasculaire (HTA, angine de poitrine ou infarctus).
9-Critères à prendre en considération lors du choix de l a technique chirurgicale :
9-1.l’age du patient :
Si le patient est jeune : la cicatrisation est à plus long terme (tissu à potentiel réparateur élevé).
Plus le patient est âgé plus le résultat est moins satisfaisant.
9-2.Notion de terrain :
L’acte chirurgical met en jeu les défenses de l’organisme dans son ensemble, il faut que ce dernier soit apte à répondre à sa demande.
9-3.Cas clinique :
L’acte chirurgical différent d’un cas à un autre : chirurgie de la poche (poche supra – osseuse / poche infra – osseuse), ou encore la chirurgie des atteintes de furcation (stade primaire / stade terminal)
Les rapports des zones à opérer et certains repères anatomiques interfèrent et modifient l’approche chirurgicale tels : gencive attachée suffisante lui correspond une gingivectomie à biseau externe alors qu’une gencive attachée insuffisante lui correspond une gingivectomie à biseau interne.
9-4.Le praticien :
Le choix sera en fonction des connaissances et compétences (dextérité) de l’opérateur.
10-Préparation de la chirurgie :
10-1.Préambules à la chirurgie parodontale :
examen clinique minutieux avec un sondage correct.
évaluation : 04-06 semaines après la fin du traitement de base.
pour les procédés de régénération : corriger l’esthétique et la fonction de la gencive.

10-2.Séance pré – opératoire :
préparation psychologique du patient.
séance pré – opératoire pour discuter le plan de traitement avec le patient.
prescription médicamenteuse préventive ou sédative.
contrôler la tension artérielle avant et pendant l’acte.
aucun régime alimentaire n’est indiqué.
10-3.Protocole pré – opératoire :
préparation de la salle d’opération.
préparation de l’assistante.
préparation de la zone chirurgicale.
préparation du champs opératoire.
bavette, gants et vérification du plateau chirurgical.
11-Instrumentation chirurgicale :
11-1.Plateau standard :
Precelle, miroir, sonde exploratrice, sonde parodontale graduée, spatule à bouche, seringue à anesthésie et canule d’aspiration (fil de suture).
11-2.Instruments de chirurgie :
11-2.1.Bistouri :On distingue deux types 
-Manuels :
à lame jetable : Bard Parker, lame 11,12 ou 15.
à lame fixe : Dorban, Kirkland, Crane Kaplan.
-Electriques : pour l’electrochirurgie (plastie gingivale ou papillectomie).
11-2.2.Détarteurs et curettes :
Goldman Fox et curettes chirurgicales de Gracey
(minifive et after5).
11-2.2.Détarters et curettes
11-2.3.Instuments de la résection osseuse :
Pince gouge, ciseaux à os, fraise chirurgicale (en acier ou diamantée), lime, turbine ou contre angle (sous irrigation abondante).
11-2.4.Instruments de manipulation des lambeaux :
Décolleur, écarteur, précelle chirurgicale, pince hémostatique, pince porte aiguille, ciseau gingival et ciseaux à suture.
12-Anesthésie parodontale
Anesthésie tronculaire
L’anesthésie tronculaire proprement dite n’est utilisée en chirurgie parodontale que pour les lésions molaires et prémolaires (anesthésie tronculaire du nerf dentaire inférieur).
Anesthésie locale
Son avantage est qu’elle assure une certaine vasoconstriction dans le champ opératoire et y favorise une meilleure vision par la réduction du saignement.
Infiltration directe de la papille
L’injection de l’anesthésique dans la papille interdentaire, avant une gingivectomie par exemple, peut accroître l’effet anesthésique et l’ischémie du tissu.

13-Les sutures :
inter – dentaire : circulaire ou en huit.
suture suspendue discontinue.
suture suspendue continue type I type II.
suture perpendiculaire en matelassier.
suture en point de machine à coudre.

14-Pansement parodontal :
14-1.But :
protéger la plaie.
obtenir et maintenir une adaptation étroite des lambeaux sur l’os sous – jacent.
diminuer le saignement post – opératoire et la formation de tissu de granulation.

14-2.Propriétés :
mou avec plasticité et flexibilité suffisante.
doit durcir dans un temps raisonnable.
après durcissement, il doit être suffisamment rigide (sans casser ni bouger).
avoir une surface lisse après durcissement.
effet bactéricide (ne doit pas favoriser l’accumulation de la plaque bactérienne).
ne doit pas interférer avec un la cicatrisation.
Les pansements parodontaux sont de deux types : -eugénolés.
-non eugénolés.

15-Conseils post – opératoires :
prise d’antalgique.
éviter la perte du pansement ou son dépôt.
éviter l’alimentation chaude et épicée pendant les premières heures.
alimentation semi – solide.
éviter le brossage de la zone opérée.
éviter de fumer (la chaleur peut nuire).
éviter les bains de bouche le premier jour.
éviter les efforts physiques les 03 premières heures.
en cas d’œdème ou d’hémorragie excessifs il faut revenir