Affichage des articles dont le libellé est cranio_faciale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cranio_faciale. Afficher tous les articles

1/01/2011

Ostéo-radio-nécrose et Odonto-stomatologie

Ostéo-radio-nécrose et Odonto-stomatologie
Les O.R.N st des complications graves des irradiations de la région cervico-faciale.
-L’O.R.N peut apparaître précocement ds les mois qui suivent le ttt ou tardivement après un intervalle variant de 2 à 10 ans.
Sa cause déclenchante étant alors traumatique ou infectieuse.
-Les O.R.N d’apparition précoce étaient dues à des manques de mise au point ds le protocole thérapeutique (de la radiothérapie)
-Les O.R.N tardives apparaissent après une phase de guérison locale et se manifestent le plus souvent à la suite : -d’une avulsion dentaire.
-d’un traumatisme minime.
-d’une intervention chirurgicale.
-d’une mise en état de la cavité buccale très proche du début de l’irradiation
L’infection intervient comme facteur aggravant expliquant ainsi le fait qu’une radionécrose aseptique peut toucher un os en survie recouvert de muqueuse puisse être parfaitement tolérée alors que si ce foyer est ouvert ds la bouche, des accidents très graves tendent à se déclencher.
II) Radiations ionisantes et ostéo-radio-nécrose :
A) Des différents types d’irradiation :
Les éléments néoplasiques sensibles aux radiations st frappés par la lésion de leur matériel génétique et ne peuvent aboutir à la fin de leur processus mitotique.
Il existe 2 types de radiothérapie : -la télé radiothérapie où l’appareil est à distance.
-la brachi-radiothérapie où les sources d’énergie sont souvent soit au contact de la lésion, soit dans la tumeur.
B) Mode d’action des radiations ionisantes :
*Sur la cellule :
Tout rayonnement absorbé en un point quelconque de la cellule y provoque une désinfection locale, La blessure entraînera suivant son siège :
- une mort immédiate soit par nécrose de coagulation soit par nécrose de liquéfaction.
- une mort différée par suppression de la reproduction ou des lésions latentes à
Manifestations tardives.
Ces lésions peuvent persister pdt une longue période sans aucun trouble puis brusquement à l’occasion d’une irritation extérieure.
La lésion latente se révèle et les signes d’altération et de nécrose se manifestent.
*Sur le tissu osseux :
Au niveau de l’os : d’après Regaud du fait de la charge de l’os en sels de poids atomique élevé, il y’a émission II , ds l’intimité même de l’os d’un rayonnement très absorbable, qui entraîne la mortification des éléments organiques du T* osseux « l’os se brûle lui-même ». Cette modification est susceptible de rester latente indéfiniment.
Mais ds les os superficiels (Ex : crâne, maxillaire), il suffit d’une mince plaie des téguments de revêtement, qui met le T* osseux en communication avec le milieu ext septique, pour déclencher le processus radionécrotique.
Au niveau du T* conjonctif et de la vascularisation : le T* conj de soutien, très fragile, est à la merci du moindre traumatisme.
Par ailleurs, les V* sanguins qui st très sensibles à l’action des rayons X présentent des lésions, les capillaires st détruits et les globules extraversés, ce qui explique la fréquence des O.R.N situées au niveau de la mdble peu irriguée par rapport au maxillaire sup qui est lui une véritable éponge vasculaire.
C) Altérations anatomiques d’O.R.N :
Les manifestations de modification radiothérapique se situant à 2 niveaux :
- Ds l’os même : modification des cellules osseuses, altérations vasculaires, entraînant l’obstruction des V* et donc la progression de l’ostéite.
La muqueuse péri-osseuse déjà irradiée, se nécrose et disparaît à la suite d’un traumatisme, d’une extraction dentaire…
Une ostéite s’établie, la nécrose osseuse sous-jacente à la nécrose muqueuse est plus étendue.
Le T* cellulaire de voisinage soumis à des lésions post-radiothérapiques présente des poussées cliniques de cellulite aboutissant à une fonte septique du T* cellulo-graisseux.
Une fois la peau atteinte, des fistules se constituent, établissant la communication entre l’os et la cavité buccale ou l’extérieur.
III) Etiologies :
Les facteurs susceptibles de déclencher une O.R.N, st de 2 ordres fondamentaux :
1) Etiologie fondamentale :
On implique : -l’influence de la dose, l’effet du rayonnement secondaire.
-la qualité du rayonnement.
-les modalités de la technique d’application et faute de technique.
2) Facteurs prédisposant ou déclenchants :
a) La localisation de la tumeur :
Une irradiation proche de l’os délivre obligatoirement une dose très élevée au maxillaire voisin.
Ceci est encore plus accentué lorsque l’os est envahi par le processus tumoral.
b) Le terrain :
* Facteur local : le maxillaire sup bien irrigué, répond mieux aux rayons, la mdble, par contre, est touchée par le processus ostéolytique en raison de sa densité osseuse et de son irrigation terminale.
* Facteurs généraux du malade : il existe des terrains prédisposant, facteurs métaboliques, diabète, artériosclérose, mauvaise hygiène buccale, kystes infectés ou foyers infectieux, l’alcoolisme par son action irritante locale est responsable des perturbations qu’il apporte aux défenses de l’organisme, il peut favoriser l’apparition de ces O.R.N
c) Les traumatismes :
Ils st très graves sur une muqueuse fragile et irradiée.
Les traumatismes peuvent détruire cette muqueuse et, mettant à nu, favoriser l’infection et l’O.R.N.
Il existe différents traumatismes :
- traumatismes accidentels de causes extérieures : micro-traumatismes masticatoires, aliments contusions…
- actes stomatologiques restent les principales causes des O.R.N
- radiothérapie trop précoce sur une gencive non cicatrisée
- avulsion de dents situées ds le champ d’irradiation et après irradiation
- prothèse dentaire défectueuse et traumatique
- mise en état buccal non effectuée.
IV) Etude clinique :
Les réactions de voisinage :
1) Au niveau des tissus mous :
Il existe diverses réactions muqueuses, certaines immédiates, d’autres plus tardives, faisant suite à l’irradiation de la muqueuse.
a) Réactions muqueuses immédiates :
- un énanthème : la muqueuse présente une rougeur ds le 8ème jour de ttt.
- une épithéliite exsudative : l’épit tombe et est remplacé par un exsudat jaunâtre recouvrant le chorion.
b) Séquelles plus tardives :
- nécroses muqueuses et ulcérations des parties tardives : parallèlement des réactions cutanées, immédiates se caractérisent par la chute des poils, un érythème, une épidermite exsudative et une desquamation sèche puis une radionécrose aigue de la peau.
Les muscles de la langue et les masséters s’atrophient ; les muscles ptérygoïdiens fortement irradiés entraînent un trismus.
2) Au niveau des glandes salivaires :
Il existe selon la description de Friez, 5 périodes :
· 1ère période : une hyper-salivation due à la radiomucite.
· 2ème période : la bouche devient pâteuse, la déglutition difficile, exigeant du malade l’absorption répétée du liquide.
· 3ème période : une hypo-salivation s’installe, la muqueuse buccale prend un aspect dépoli, le miroir d’examen colle son contact.
· 4ème période : le nettoyage par l’insalivation ne se fait plus normalement et les dépôts blanchâtres des cellules desquamées st visibles à la sfce de cette muqueuse buccale.
· 5ème période : les dents st recouvertes d’un film adhérant favorable aux caries, les languettes gingivales prennent un aspect scléreux, les lèvres sèches se fendillent, la langue est sèche érodée, fissurée et douloureuse.
Cette xérostomie durable, gêne sa phonation et son alimentation préparant par-là même un terrain favorable à l’infection qui touchera l’os.
3) Au niveau des dents : l’odontonécrose :
a) L’action des ttt ionisants, se traduit par 2 actions :
- l’une directe n’entraînant histologiquement que des lésions pulpaires, ces dents restant d’aspect cliniquement normal.
- l’autre indirecte provenant du retentissement dentaires des altérations tissulaires voisines.
· Etude radiologique de la dent irradiée :
Sur la face triturante, une image de cupule avoisine les cornes pulpaires.
-L’émail est transparent.
-La dentine est floue.
-La chambre pulpaire semble diminuée.
-Les canaux st filiformes.
-Le contour des racines n’a aucune précision entre la limite os-septum-cément.
b) Complications de l’odontonécrose :
* Début : douleurs très vives à type d’hyperesthésie dentinaire.
* Etat : mono arthrite apicale et accidents inflammatoires péri-apicaux.
* Fin : ces accidents infectieux péri-apicaux peuvent se traduire par de redoutables O.R.N
V) Traitement des O.R.N :
* Traitement prophylactique :
-1- Prophylaxie pré-radiothérapique :
. Mise au point d’un protocole thérapeutique : c’est le radiothérapeute qui choisit une méthode d’irradiation adaptée au problème carcinologique donné.
. Traitement prophylactique avant l’irradiation : une des étiologies des O.R.N est due à l’extraction des dents ou des lésions situées dans une zone irradiée, il faut avant et après un bilan radiographique supprimer toutes les dents, siège d’une infection où pouvant entraîner une infection, qu’elles soient ds les champs d’irradiation ou non.
. En cas de curiethérapie : si la localisation de la lésion le permet, des prothèses pourront protéger les dents jusqu’à l’apex et l’os sous-jacent. Si cela se révèle impossible, l’extraction des dents en regard s’imposera.
-2- Prophylaxie post-radiothérapie :
. Contrôle bucco-dentaires tous les 3 mois durant les 1ères années, afin de surveiller l’évolution d’une possible Odonto.R.N et d’une O.R.N
. L’examen radiologique permet d’étudier l’extension et l’évolution d’un possible O.R.N
**La prophylaxie des lésions dentaires post-radio thérapeutiques, repose sur l’alimentation et l’hygiène buccale.
L’alimentation devra être saine, pauvre en sucreries et en laitage. Et l’hygiène buccale doit être stricte avec des brossages dentaires fluorés.
* Traitement curatif :
- Thérapeutiques médicales :
. La Xérostomie : prescrire des bains de bouche aqueux avec ATB puissants et exempts de soluté alcoolique, des anti-allergiques.
. La douleur : nécessite un ttt anti-inflammatoire, anti-infectieux et antalgique, il existe aussi des pastilles et des gels qui anesthésient la douleur lors de l’absorption des repas.
clip_image001. Les cellulites : ATBthérapie massive et pour les suppurations àun drainage, faire des petites incisions très courtes sans emploi de drains.
Les ATB locaux (Rifocine) donnent de bons résultats sur le trajet des fistules.
. L’O.R.N : essayer de juguler l’infection et d’arrêter la douleur ; la préférence thérapeutique porte sur les antalgiques mineurs et une ATBthérapie accompagnée d’une corticothérapie.
Au début du ttt, pdt 2 ou 3 semaines, l’ATBthérapie doit être lourde (Ampicilline 3g/j) puis poursuivre pdt 1 mois ou plus suivant l’évolution par « ATBthérapie d’entretien ».
On signal aussi que l’Extencilline retard à 2400000 U.I à raison d’1 injection /semaine, donne de bons résultats.
* Traitement chirurgical :
. La sequestromie sous AG, elle permet un nettoyage du foyer nécrotique avec élimination des éléments osseux les plus individualisés.
. La résection de la mandibule : elle est indiquée 8 mois après les signes radiologiques.
. Pour de petites lésions, on pratique un geste à minima permettant de conserver les baguettes osseuses et ainsi de maintenir les T* et un aspect normal de l’opéré.
. La mandibulectomie totale est de nécessité exceptionnelle.

La croissance de complexe cranio_faciale

skull-anatomy
Selon les travaux de BROADBENT la face dans son ensemble se déplace en bas en avant, suivant une direction générale qui part de centre de la celle turcique jusqu’au point gnathion (situe au niveau de la symphyse mentonnière).
Les principaux plans qui sont à la base de ces travaux sont les suivant : plan nasal, plan occlusal, plan mandibulaire. Ces plans se déplaçant parallèlement entre eux.
La croissance de la face dans le sens transversal :
La face se déplace pendant les premières années de la vie dans le sens transversal en plus grande proportion que le sens vertical.
La distance nasion-menton représente à la naissance 70% de la distance bizygomatique puis 80% à 5 ans et enfin 87% à l’age adulte. La largeur de la face garde la même proportion avec sa profondeur, la largeur canine atteint son maximum vers l’age de 9 ans
La croissance de la face dans le sens antéropostérieur ou sens sagittal :
D’après les auteurs, il y a une indépendance de développement entre le maxillaire supérieur et la mandibule dans l’espace, dans le temps et en quantité. Le maxillaire supérieur aura tendance à ce déplacer en bas et en haut, alors que la mandibule va faire son déplacement en bas et en avant. L’harmonie entre les deux bases va se réaliser grâce à la croissance de rattrapage des procès alvéolaire, il y aura réajustement des proportions : et harmonisation des 2 pièces squelettiques.
Rappelons que le nouveau né présente toujours une rétromandibulie et grâce à la fertilité de la croissance mandibulaire par rapport à celle du maxillaire supérieur le profil devient plus harmonieux.
La croissance de la base du crâne :
La base du crâne comprend : l’ethmoïde, sphénoïde, l’occipital et une partie du frontal et une partie du temporal.
a- accroissement en longueur : dans le sens sagittal ou antéropostérieur (revoir le schéma des sutures). La majeur partie de la croissance dans se sens se fait avant la naissance, et juste après celle ci la plupart des sutures vont se fermer, seule la synchondrose sphéno-occipitale et la septa-ethmoidal sont active jusqu’à l’age adulte des phénomènes de remodelage s’observe quelque peu, permettant la formation des arcades sourcilière, orbitaire et des sinus frontaux.
b- Accroissement en largeur : il se fait grâce aux sutures orientées dans le sens de la largeur et principalement avant la naissance celle-ci se forme très taux, 3 ans à partir de la naissance ne subsistera que des phénomènes de remodelage.
L’accroissement du complexe NASO-MAXILLAIRE :
Le complexe naso-maxillaire comprend 5 os : c’est le maxillaire supérieur, os palatin, malaire, les os propre du nez et enfin le vomer, les 4 premier os sont pairs par contre le vomer est unique.
a- accroissement en largeur : la croissance va se faire par le jeu des sutures sagittales qui sont ; la suture inter , la suture inter maxillaire, la suture interpalatine, l’accroissement va se faire aussi par remodelage (phénomènes d’appositions_résorptions).
Après 5 ans les sutures sont synostosées (inactivés) l’élargissement du palais va se faire à partir de ce moment là grâce a un allongement divergent de l’arcade avec l’apparition des dernières molaire.
La suture palato médiane n’est synostosée qu’à l’age adulte permettant ainsi son utilisation pour une action orthopédique éventuelle grâce à un appareil d’O.D.F.
La suture maxillo-malaire ainsi que le remodelage participe aussi à l’augmentation de la largeur bizygomatique.
c- accroissement en hauteur et en longueur : il se fait grâce aux sutures suivantes
- la suture FRONTO-MAXILLAIRE.
- La suture MAXILLO-MALAIRE.
- La suture ZYGOMATO-MALAIRE.
- La suture PTERYGO-PALATINE.
- La suture PREMAXILLO-MALAIRE, la suture PALAINE transverse, celle-ci est active toute la vie.
L’accroissement en longueur et en hauteur serait sous l’influence du septum nasal et des phénomènes de remodelage fonctionnelles : la zone antéroinférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussé sagittale ce qui rend cette région encore plus saillante.
a)- la voûte palatine : plate à la naissance elle va s’éloigner progressivement du plancher de l’orbite et devenir plus concave lors de l’édification des procès alvéolaires et grâce aussi aux phénomènes de remodelage.
b)-les orbites : ils atteignent leur volume définitif à 3 ans.
c)- les sinus maxillaires : se forment au moment de l’éruption des dents temporaires et ils auront une action modelante sur les régions osseuses environnantes
d)- le nez : sa croissance dépend du complexe septo_ethmoidal, il atteint sa taille définitive juste après la puberté.
e)- les tubérosités : elles font son apparition par phénomène de remodelage qui permet la mise en place de la 2eme et 3 eme molaire.
f)- les procès alvéolaires : il se développent grâce à une apposition osseuse considérable ce qui permet l’édification des arcades dento-alvéolaires, ces procès jouent un rôle de rattrapage entre le maxillaire supérieur et la mandibule.
La croissance de la mandibule :
C’est le seul os mobile du complexe cranio-facial à ce caractère particulier d’avoir une origine membraneuse tout en ayant des cartilages secondaires.
La mandibule est reliée à la base du crâne par l’intermédiaire des cavités glénoïde sa partie postérieure, ces cavités se déplacent en bas et arrière au cours de la croissance.
La croissance de la mandibule doit être plus important que celle du maxillaire afin d’aboutir à une harmonie entre les deux parties osseuses.
Accroissement en largeur de la mandibule :
a la naissance cet accroissement va se faire grâce à la suture inter symphysaire dont l’activité va cesser dés la première ou deuxième année de la vie post natale.
L’élargissement de la mandibule va alors se faire grâce à l’allongement orienté d’une manière divergente de cette pièce squelettique.
Accroissement en longueur de la mandibule :
D’après la majorité des auteurs il semblerait que le cartilage condylien joue un rôle principal dans l’accroissement en longueur de la mandibule.
Accroissement au niveau de la branche montante ou ramus :
Il se fait grâce aux phénomènes de remodelage apposition en arrière et résorption en avant en avant permettant l’évolution ultérieure de dernières molaires sur l’arcade, le phénomène d’apposition étant plus important que celui se la résorption la, branche montante va alors reculer et s’épaissir.
Accroissement au niveau du corps mandibulaire ou branche horizontale :
L’accroissement va se faire aussi grâce au phénomène de remodelage entraînant un allongement du corps mandibulaire avec une apposition plus importante au niveau du menton rendant celui_ci plus saillant après la puberté.
Accroissement en hauteur :
La branche montante ; courte à la naissance s’accroît grâce à l’activité condylienne d’abords puis remodelage osseux donnera sa forme définitive à la tête et au col du condyle. Cet accroissement va déterminer la dimension verticale de l’étage inférieure en même temps que longueur totale de la mandibule.
CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT DES
PROCES ALVEOLAIRE ET
ETABLISSEMENT DE LA DENTURE.
En même temps que la croissance osseuse et celle des parties molles a lieu le développement dentaire et celui du système alvéolaire qui le rattache aux maxillaires.
Du point de vue embryologique :
La lame dentaire primitive est une formation épithéliale. Elle pénètre dans le conjonctif sous jacent en émettant des digitation assez régulièrement espacées. Chaque digitation est à elle-même double (germe de la dent temporaire et de la dent de remplacement).
A la 16eme semaines de la vie intra utérine, une autre digitation apparaît dans la partie postérieure ; elle donnera naissance aux germes des trois molaires permanentes.
A la 10eme semaines les digitation ou bourgeons dentaires vont prendre la forme d’une cupule soit chaque bourgeon reste rattaché à la lame par un pédicule (tissu épithéliale) ; celui-ci va peu à peu s’amenuiser au fur et à mesure que le follicule dentaire se développe, et il ne subsistera plus que quelque d’élus épithéliale.
Dans le tissu mésenchymateux sous jacent, va se différencier du tissu conjonctif pour aboutir à la formation de la pulpe dentaire.
Chaque type de tissu donnera par la suite des cellules extrêmement différenciés (améloblastes et odentoblastes) qui permettrant l’élaboration de l’émail et de la dentine.
La racine dentaire, elle se forme à partir d’un anneau épithélial entourant le tissu odentogéne.
Le parodonte sera en même temps élaboré à partir du tissu conjonctif.
Croissance dentaire :
Lors de sa formation, le follicule dentaire, en même temps qu’il se minéralise, effectue un mouvement en profondeur qui le rapproche de la partie conjonctive la plus vascularisée.
Une fois la couronne vélarisée et le début de la formation de la racine déclenché, le germe dentaire va subir un second mouvement ascensionnel.
En fait ce mouvement n’est pas pour uniquement vertical. Le germe subit diverses modifications. Ainsi nous avons un mouvement avial en direction occlusale. Un mouvement de translation et même de version autour d’un axe transversale et un mouvement de rotation autour d’un axe horizontal.
Tous ces mouvements ajoutés à la croissance osseuse et alvéolaire coroomitantes vont déplacer les germes dans le sens linguovestibulaire et aussi médial (rapprochement de la ligne médiane) tout on les écartant les uns des autres. L’une dite pré clinique et l’autre cliniquement visible. L’une dite pré clinique et l’autre cliniquement visible.
Formation et croissance des arcades dentaires :
L’os alvéolaire apparaît dés le 4eme mois de la vie intra utérine. Il n’existe que si la dent existe. Il naît, vie et meurt avec la dent. Il se forme par apposition périostique au dessus de l’os basale sans que, cependant, aucune limite anatomo histologique ne vienne le différenciée du tissu osseux basal.
Pendant le mouvement d’éruption de la dent, s’édifice alvéolaire subit un remaniement par apposition sur la face interne et résorption sur la face externe qui veut permettre un déplacement vestibulaire et occlusal du germe.
Ainsi se forment les arcades temporaires qui prennent une forme semblable à celle de l’os qui les supporte c’est-à-dire hémicirculaire.
Rapport des crêtes alvéolaire entre elles :
Pendant la vie intra utérine, la crête inférieure est en retrait de la crête supérieure. Ce rapport se maintient à la naissance es raison de la rétrognathie mandibulaire.
Dans le sens vertical les crêtes sont séparées du niveau de la partie antérieure afin de permettre le passage de la pointe de la langue, qui est volumineuse à ce stade.
Mécanisme de l’éruption dentaire :
Ces théories expliquant ce mécanisme sont nombreux. Plusieurs facteurs seraient responsables. Nous retiendrons le rôle important joué par le tissu pulpaire et de la circulation sanguine au niveau de l’apex et du sac dentaire de la dent de remplacement.
De plus le gubermaculum dentis (reliquat épithélial) semble jouer un rôle dans le guidage de la dent.
La couronne fait son éruption dans la cavité buccale lorsque la 2/3 de la racine est formées et son orientation dépend alors de son environnement musculaire.
Chronologie de l’éruption dentaire temporaire :
La minéralisation débute par les incisions (au 5eme mois de la vie intra utérine). A la naissance pratiquement toutes les couronnes sont calcifiées (en grande partie pour les canines et prémolaire).
L’éruption commence par celles des incisives.
Incisives centrales et latérale : (entre 6 et 12 mois)
Canine entre 18 et 24 mois
1ere molaires entre 12 et 18 mois
2eme molaires entre 24 et 30 mois
Donc tous les 6 mois, apparaît une catégorie de dents avec priorité pour les dents de la mandibule (sauf latérales).
Denture permanente :
Le mécanisme de l’éruption, simple pour la denture temporaire, se complique pour la denture permanente puisqu’il est nécessaire qu’un phénomène biologique particulier ait lieu auparavant.
La rhizalyse des dents temporaires :
Le germe de la dent de remplacement, pour trouver une place sur l’arcade devra auparavant résorber la racine de la dent temporaire qu’il trouve sur son chemin.
Le processus de résorption a lieu sur le pourtour radiculaire et dans la cavité pulpaire.
Cette résorption est la plus importante au niveau le plus proche du sac péricouronnaire et finit par atteindre la totalité de la racine. La dent ne tient plus alors que par quelques faisceaux de ligament et va finir par faire sa chute.
Chronologie de l’éruption : la minéralisation débute par la 1ere molaire pendant la vie intra utérine (cuspides) ainsi que celle des incisives, puis vont suivre les canines, prémolaires et les 2eme molaires (après 3 ans) les dents de sagesse après 7 ans.
La minéralisation de la racine n’a lieu que 3 ans après l’éruption
Tableau : Chronologie de l’éruption.
Incisive centrale
Incisive latérale
Canine
Première prémolaire
Deuxième prémolaire
Première molaire
Maxillaire
7 ans à 7 ans et1/2
8ans à 8 ans et1/2
11 ans à 11ans et1/2
10ans à 10ans et ½
10ans et ¾ à 11ans et ¼
6ans à 6 ans et 1/3
Mandibule
6 ans à 6 ans et1/2
7et1/4 à 7 et3/4
9 et ¾ à 10 et ¼
10ans à 10ans et ¾
10 ans et ¾ à 11ans et ½
6ans à 6 ans et ¼
Séquences d’éruption :
Les modalités de l’éruption sont très variables la séquence la plus favorable et la suivante
- au maxillaire :
1ere molaire, incisive centrale, incisive latérale, 1ere prémolaire, 2eme prémolaire, canine, 2eme molaire.
- à la mandibule :
1ere molaire, incisive centrale, incisive latérale, canine, 1ere prémolaire, 2eme prémolaire, 2eme molaire.
DONC : 6-1-2-4-5-3-7
6-1-2-3-4-5-7
Modification des arcades pendant la croissance :
1- modification de forme et de dimension :
La forme initiale de l’arcade semi circulaire tend à se modifier en s’allongeant. L’arc antérieur à s’accroître cependant le périmètre de l’arcade s’il augmente à cette époque redevienne au moment de l’éruption de la prémolaire.
Ainsi l’arcade mesurée du point incivil à une tangente aux faces distales des deuxièmes molaires temporaires ou des deuxièmes molaires et plus petite à 18 ans qu’à 3ans (Morees)
La longueur est plus faible au maxillaire impide2mm
La longueur est plus faible au maxillaire impide3-4mm
Au niveau canin, la distance inter canine assurée entre les pointes cuspidienne augmente.
Ainsi au maxillaire supérieur nous avons une augmentation de 6mm et à la mandibule seulement 3 mm.
D’une façon générale :
- à l’arcade supérieure le périmètre reste sentant et la longueur augmente un peu.
- A la mandibule le périmètre et la longueur diminuent légèrement au cours de la croissance
2- modification d’occlusion :
Les faces distales des molaires temporaires se trouvent sur une même verticale les 1eres molaires se déplacent vers le coté mésial de 2 mm pour celles du haut et 4 mm pour le bas, pour établir l’occlusion adulte normale.
3- modification des rapports avec le squelette :
La surface occlusale à peu prés plane chez l’enfant va s’arranger peu à peu dans tous les sens pour établir la courbe de SPEE.
Dans le sens mésial, un mouvement se fait au niveau de toutes les dents et cependant toute la vie.
Tous ces mouvements dentaires tant à l’intérieur de l’os qu’à l’extérieur aboutissent à l’occlusion dentaire et à le formation des arcades.
Les arcades dentaires sont dns un véritable couloir dentaire réalisée d’une part à l’intérieur, par les muscles formant la langue et d’autre part à l’extérieure par la sangle labio-jugale.
Dans cette zone la dent va se trouver en équilibre entre les forces déployées par ces deux groupes musculaires antagonistes.
Conclusion :
L’étude de la croissance est indispensable à la poser de diagnostic, du traitement et du pronostic.